A. Lange & Söhne

Fondée 1845
Fondateur Ferdinand Adolph Lange
Lieu Glashütte, Allemagne
Entité Groupe Richemont

A. Lange & Söhne, représente le top de la Haute Horlogerie Allemande, la qualité de leurs montres rivalise voir surpasse les meilleures manufactures Helvètes.

Pour comprendre cette marque revenons sur son illustre fondateur :

Ferdinand Adolph Lange est né le 18 février 1815 à Dresde, il suit un apprentisage chez un célèbre horloger : Johann Christian Friedrich Gutkaes, gardien de l’horloge de la tour de la cour Royale de Dresde.

A partir de 1837 il part approfondir ses connaissances horlogères dans les pays qui sont à la pointe à l’époque : la France, l’Angleterre et la Suisse. Il prend de nombreuses notes avec des croquis de mouvements, de calculs horlogers… tout ce qu’il faut pour améliorer le fonctionnement des montres.

De retour en Allemagne, il épouse la fille de Gutkaes et deviens copropriétaire de l’entreprise. Mais ce personnage n’est pas qu’un excellent horloger, la région est pauvre il souhaite participer à son développement.

En 1845 il fonde l’industrie de Haute Horlogerie Saxonne à Glashütte, une ville proche de Dresde. L’activité se développe rapidement, de nouveaux ateliers s’activent pour fabriquer tous les éléments nécessaires : vis, rubis, fonderie…

La ville passe de la pauvreté à la prospérité, Ferdinand Adolph Lange deviens Maire de Glashütte de 1849 à 1867, il sera nommé citoyen d’honneur de la ville en 1967 et deviens Député de l’Etat provincial saxon en 1869. Il meurt à 60 ans en 1875 et la ville érigera un monument en sa mémoire pour tout ce qu’il a fait pour les citoyens.

Sur le plan horloger la marque est innovante et produit des gardes temps de première qualité. L’un des fils rejoins l’affaire familiale en 1868 qui est donc rebaptisé A. Lange & Söhne (Söhne = fils en Allemand). Son petit-fils Walter Lange nait en 1924 à Dresde et reçoit une formation complète en horlogerie.

Durant un siècle (1845 – 1945) les montres Lange & Söhne font partie des plus convoitées dans le monde. Par exemple l’Empereur Guillaume II commande une montre gousset afin de faire un cadeau au Sultan Abdul Hamid II lors d’une visite de l’empire Ottoman.

Le 8 mai 1945 (le dernier jour de la seconde guerre mondiale… pas de chance) un bombardement Allier détruit la manufacture.

Le pouvoir Est Allemand va exproprier Walter Lange et sa famille, prendre le contrôle de la manufacture, et en 1951 elle est intégrée avec d’autres entreprises au combinat d’état : VEB Uhrenwerk Glashütte (industrie horlogère de RDA). S’ensuit 50 ans durant lesquels la marque n’est plus présente, les collectionneurs considèrent les gardes temps L&S comme des mythes.

Il faut attendre 1990, lors de la réunification de l’Allemagne pour que Walter Lange, arrière petit-fils du fondateur, puisse à nouveau enregistrer dans le monde entier le nom A Lange & Söhne, épaulé par Günter Blümlein, directeur de IWC.

1994 est l’année de la renaissance de cette magnifique Manufacture avec la présentation de la première montre Lange 1, dont la grande date est inspirée de l’horloge du Sempre Oper de Dresde. En 2000 la marque rejoins le groupe Richemont

La marque actuellement fait parti du top niveau mondial avec quelques marques Suisses de Haute Horlogerie. Elle se distingue par un design spécifique, épuré et lisible, avec une cohérence dans les différentes collections et surtout un niveau de finition exemplaire.

Ce sont les montres qu’aurait fabriqué Ferdinand Adolph Lange s’il était encore en vie.

On retrouve des platine ¾ en maillechor, les chatons en or avec 3 vis bleuies, des anglages finies à la main, le coq de balancier de chaque montre est gravé à la main, avec un style changeant en fonction du maître graveur rendant chaque pièce unique.

Les montres sont assemblées, réglées dans 5 positions, démontées pour apporter les touches finales aux composants puis à nouveau nettoyées et réassemblées avant de passer les contrôles finaux.

Tout ce cérémonial est fait pour chaque montre, le niveau de finition de la plus « simple » des 3 aiguilles est identique aux montre les plus compliquées, pas de sous catégorie de montre, ici tout doit être parfait. La quasi totalité des composatnt sont fait en interne, même les spiraux.

Pour finir quoi de mieux que de se référer à l’avis de Philippe Dufour, qui est impressionné par les montres L&S, la qualité du mouvement, la douceur des commandes… (il se demande même si on est encore capable de faire aussi bien en Suisse)…